Les Arborescences Libertines

Les Arborescences Libertines - Editions Marcel Dricot

 

« Vita s’adosse contre l’un des murs, les yeux levés vers les deux tours :

-Pouvez-vous voir, Hadji, comme ces tours s’érigent au cœur même du Kent ? Il y a un mariage de culture et de nature ici comme nulle part ailleurs.

 

Chêne Premier préjuge que c’est la tour impérieuse qui a décidé Vita à l’acquisition de Saxingherste. Elle s’est vue au centre, dans ce vestige-témoin de la magnificence d’un passé, promesse d’une conquête à venir. C’est elle, cette tour qui contiendra son lieu d’écriture, sa chambre d’amour. Vita prendra enfin la place qui, de tout temps lui était dévolue et dont on l’a dépossédée. On la remarquera. »

 

À Sissinghurst, les sentiments s’expriment en exubérances de fleurs et de plantes sous les yeux d’un chêne-ancêtre perspicace. Ce roman explore la complexité des relations controversées entre Vita Sackville-West, poète, auteure, son mari, Harold Nicolson, diplomate, historien, et Virginia Woolf, l’auteure emblématique, en même temps que s’élaborent les fameux jardins.